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Il y a tous ces gris qui plombent
Et on reste là à attendre d'amorcer
Un mot pour remonter sa ligne
De ce courant stérile
Quelles beautés s'éternisent
A exploser de couleurs nos pleurs
A l'automne de nos grands cœurs
De plus en plus résignés
Tout se couvre d'une petite laine
Les parcs scorent leurs derniers oiseaux
Et nos poches leurs peines qui se regardent
Déposer leurs sous sur les comptoirs
Ici tout passe comme des eaux
Jetées aux égouts des calculs
Tous les poèmes ont besoin du présent
Et leurs yeux d'un lointain où ne plus se perdre
…
© Schawn
le 31 Octobre 2026

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