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Laisse trainer ce soleil qui plonge dans tes yeux
Comme un printemps égoutte ses couleurs au cieux
Vastes comme des symphonies offertes aux mains d'un maitre
Ses sillons font l'aumône à l'encre qui dort d'être
Puise y l'or des lampes essayant leurs sourires
Dans leurs solitudes d'atteindre ce qui chavire
Les buches des poitrines froissées de molles flammes
Qui n'ont osé mourir aux lèvres que tout affame
L'accueil d'un bel oiseau dans l'auberge des vents
D'ailes les plus fines veut l'ardent où surfent le levant
Des naissances immémoriales qui ne savent du temps
Que les souffles lisibles qui délivrent tant et tant
Furtives comme le baume de notes des becs siffleurs
Disent la grâce du peu qu'il faut pour se sentir fleur
Elles apportent rosée à je ne sais quelle soif
Dans ce natif espace où siège leur chorégraphe
…
© Schawn
Le 12 Juin 2026

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