image de mon ami ABPV
Nus poèmes la plaie des lettres saigne sur vos parchemins
Sans plus rien qu’un long cri plié à genoux en vos pages
Leurs bulles d’encre y rongeant l’os des mots oxygènes
Même si la main en dessous se ride à faire crisser leurs papiers en chairs
Et courbes exactes comme une caresse de dentelles cérémonielles
Ce silence qui claquemure est bavard dans ses quartiers de lune
Souvent c’est en peignant d’eau les pupilles qu’on agrandit l’aurore
Vertige en majuscule que tu empoignes comme un gouvernail
Son vent est doux si tendrement que nul presse sinon que d’y goûter
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